Santé : quand ton rythme de vie change ...
Depuis quelques années mon corps m'a dit de ralentir, je suis maintenant dans l'incapacité physique de vivre de la même manière qu'avant.

Depuis quelques années maintenant mon corps m’a dit de ralentir. Je suis maintenant dans l’incapacité physique de pouvoir vivre de la même manière qu’avant. En allant voir différents spécialistes, une d’elle m’a parlé de la théorie des cuillères en précisant que je devrais apprendre à vivre comme cela.
La théorie des cuillères est née d’une femme atteinte d’une maladie et qui découvre un jour que même sa meilleure amie ne comprend pas bien l’impact de sa maladie sur sa vie (lire l’histoire complète ici). Comme elles étaient dans un café, la femme décide de lui expliquer avec des cuillères. Disons que dans une journée, j’ai 10 cuillères de force et que chaque chose que je fais me prend un certain nombre de cuillères. Une personne malade a souvent un stock limité de cuillères. Notre journée peut paraître une journée de calcul où chaque action est une décision à prendre : vais-je utiliser ou non des cuillères et vivre les conséquences ? Est-ce que j’aurais assez de force pour finir ma journée et faire tout ce que je dois faire dans ma journée si j’utilise autant de cuillères maintenant ?
Personnellement, je peux avoir des journées superbes et puis des journées où je sais qu’après le travail, par exemple, je n’aurai plus de forces pour cuisiner ; d’autres jours de dois décider si je vais cuisiner ou non, ou si je pourrai faire une promenade de 10 minutes ou pas ; je dois prendre des décisions car toute activité a une répercussion sur les autres activités et que je sais que, dans des jours pareils, finir ma journée sera très pénible.
Quand on arrive à accepter que notre énergie doit être économisée, calculée en cuillères, on commence à faire un travail sur soi, en commençant par se poser les bonnes questions :
Quelles sont les valeurs qui me sont les plus importantes ?
À quoi je veux donner la priorité ?
Qu’est-ce qui me rendra heureuse ?
Qu’est-ce qui finalement n’est pas si indispensable ?
Etc…
J’ai pris le temps - depuis longtemps déjà - d’écrire sur une feuille ce qui me booste, ce qui me motive, une sorte de mission et vision pour ma vie. La créativité et le partage font partie intégrante de ma vision, cela au sein de ma famille mais aussi dans tous les aspects de ma vie. Ça m’a aidé à savoir comment vivre respectant ce qui est important pour moi et ma santé.
Ma vie a dû changer mais celle de mes proches aussi. Ils m’accompagnent, essayent de comprendre, sont plus indulgents. Nous avons renforcé la notion d’équipe et d’entraide. C’est finalement une belle leçon de vie pour chacun. Comme le dit Nietzsche : “la grande santé consiste à faire avec les troubles et les maladies.” extrait de “Prendre soin de la vie”- Alexandre Jollen, p. 76.
Sans avoir des problèmes de santé spécifiques, peut-être pouvez-vous prendre un moment pour vous demander :
Qu’est-ce qui ne serait pas si grave d’enlever dans ma journée ?
Quelles sont mes priorités ?
Quelle est ma vision de vie ?
Sur quoi ai-je envie de mettre de l’importance ?
Bonne journée et à bientôt !